Entre chaos, blessures et reconstruction, apprendre à prendre soin de soi est parfois le plus grand combat d’une vie.
Prendre soin de soi
Qui n’a jamais perdu pied dans cette vie ?
Qui ne s’est jamais retrouvé en dessous de tout, au bord du vide, dans un inconfort terrible ?
Je crois que beaucoup d’entre nous traversent des zones sombres. Des périodes où tout devient lourd, bruyant, sale à l’intérieur. Des moments où l’on se perd un peu soi-même.
Personnellement, j’ai connu ça.
J’ai cherché, très souvent, là où ça faisait mal. Comme si l’être humain avait parfois cette étrange habitude d’aller nourrir ses propres blessures. On se maltraite, on se parle mal, on se juge durement. On se fouette plus qu’on ne se console.
Et puis la vie, il faut le dire, n’est pas la même pour tout le monde.
Il y a ceux pour qui elle semble couler comme un fleuve tranquille… et puis il y a les autres. Ceux qui vivent le chaos, les tempêtes, les abysses. Ceux qui avancent dans le bruit, dans les chocs, dans des états intérieurs difficiles à expliquer.
Quand on est bien, tout paraît plus léger.
Le monde devient supportable, les gens deviennent agréables, les problèmes semblent moins grands.
Mais quand on va mal… tout devient plus dur.
Le regard des autres pèse, les pensées s’assombrissent, la vie entière paraît se refermer sur nous.
Alors certains cherchent à fuir.
Ils cherchent plus fort, plus loin, plus dangereux. Comme ces jeunes qui mélangent les produits, les douleurs, les excès, jusqu’à finir complètement perdus. Et aujourd’hui, on voit parfois des êtres qui ne ressemblent déjà plus qu’à des ombres d’eux-mêmes.
Mais il y a une différence importante :
la souffrance que la vie nous impose… et celle que nous finissons par nous infliger nous-mêmes.
La maladie, le malheur, les accidents de la vie, personne ne les choisit.
Mais apprendre à se détruire soi-même, ça, malheureusement, cela arrive.
Alors un jour, il faut décider.
Décider de continuer à sombrer… ou commencer à prendre soin de soi.
Moi, j’ai été jeune.
Je me suis fait mal.
J’ai compris.
Aujourd’hui, j’essaie d’être plus solide. Peut-être un peu plus dur parfois, mais surtout plus conscient de ce que je mérite réellement.
Et ce que nous méritons tous, au fond, ce n’est pas la souffrance permanente.
C’est un peu de paix.
Alors prenez soin de vous.
Et si quelqu’un autour de vous ne va pas bien, trouvez les mots. Un regard, une présence, une main tendue peuvent parfois empêcher quelqu’un de tomber plus bas.
Parce qu’il existe toujours un autre chemin que celui de la destruction.
Avec bienveillance.
KoSmOs
ALPA DU KOSMOS