Valises de maux, naissance de mes mots
Les Maux
J’ai des valises de maux,
avec lesquelles mon humeur vagabonde,
je tourne, je sonde,
je questionne ce monde
qui me dépasse, et parfois me fracasse, me dépose.
J’ai des valises de maux, et crois-moi, ça remonte pas d’hier, ça fait plus de trente ans que je les traîne dans mes nerfs, dans ma chair, dans mon Coeur.
Un jour j’ai frôlé la mort,
un jour j’ai quitté le bord,
et depuis…
je regarde la vie autrement,
comme un sursis, comme un temps
qu’on m’a laissé, sans vraiment m’expliquer.
Alors j’empile les questions, j’empile les tensions, je rumine, je raisonne, je cherche une direction.
Mes turpitudes façonnent mon attitude,
mes incertitudes deviennent habitudes,
et dans cette solitude, j’écris.
Parce que j’ai des valises de maux,
et quand ça déborde, ça devient des mots.
J’arrache à la source, je fouille, je creuse, je mets à jour ce qui me ronge, ce qui me blesse, ce qui me creuse.
Je transforme la douleur en cadence, la souffrance en présence, et dans chaque phrase,
je reprends un peu d’existence.
Parfois je me plains, souvent je doute, je cherche du sens dans ce réel qui m’écoute, ou pas.
Mais je continue, têtu, éperdu, toujours debout.
Parce qu’au fond, au-delà des blessures du Cœur, au-delà de l’effort, il y a encore ce feu, ce noyau, ce corps vivant qui refuse le chaos.
Un combustible inépuisable, une force insaisissable,
qui murmure en moi :
“avance, avance .”
Je ne suis ni écrivain ni modèle, ni prophète,
juste un homme qui traverse ses tempêtes.
Avec ses valises de maux, qu’il transforme en mots, pour ne pas sombrer, pour rester à flot.
Alors oui, vive les maux, s’ils deviennent des mots, vive l’écriture quand elle nous sauve de trop.
Et vive ces Cœurs 💕 cabossés
mais encore capables
de danser.
KoSmOs 😃
ALPA DU KOSMOS