Sous nos vieux clocher veille encore l'âme de nos terroirs
Françaises, Français,
Depuis quelque temps, certains responsables politiques parlent d’une “nouvelle France”, comme s’il fallait désormais distinguer les Français selon leurs origines, leurs parents ou leurs grands-parents. Comme si l’identité française devait être découpée en catégories, en communautés, en mémoires concurrentes.
Oui, la France s’est enrichie de nombreuses vagues d’immigration. Oui, des hommes et des femmes venus d’ailleurs ont travaillé, construit, participé à la vie du pays. Cela fait partie de notre histoire et personne ne peut le nier.
Mais la France ne commence pas avec l’immigration moderne.
Avant cela, il y avait déjà des peuples, des régions, des langues, des cultures, des montagnes, des villages, des campagnes, des ports et des terroirs. Il y avait déjà cette vieille nation façonnée au fil des siècles par des générations de Français enracinés dans leur terre.
Dans mes Pyrénées, il n’y a pas si longtemps encore, on parlait catalan, basque, occitan, ariégeois, gascon. On parlait les langues de nos vallées avant même que le français devienne la langue commune du pays. Et pourtant, nous étions déjà la France. Parce que la France n’est pas née d’un décret administratif. Elle est née d’une histoire longue, d’une civilisation, d’un héritage transmis siècle après siècle.
La France, ce n’est pas seulement Paris, les institutions ou les discours politiques. La France, ce sont ses régions, ses clochers, ses montagnes, ses côtes, ses campagnes, ses accents, ses traditions et son peuple dans toute sa profondeur historique.
Alors attention aux mots.
Quand on oppose une “nouvelle France” à une autre, quand on parle aux citoyens comme s’ils appartenaient à des blocs séparés, on prend le risque de fracturer le pays au lieu de le rassembler.
Nous ne voulons pas d’une France divisée entre les “anciens” et les “nouveaux”, entre ceux qui auraient des racines légitimes et ceux qui devraient sans cesse prouver leur appartenance. Nous voulons une France unie, consciente de toute son histoire, respectueuse de toutes ses composantes, mais qui n’oublie jamais d’où elle vient.
Nous sommes les héritiers d’une nation ancienne. Une nation forgée par le temps, les paysages, les peuples des provinces et des régions. Une nation qui existait bien avant les querelles politiques d’aujourd’hui et qui continuera d’exister après elles.
La France n’a pas besoin qu’on la fragmente. La France a besoin qu’on la respecte, qu’on la protège et qu’on la rassemble.
KoSmOs
ALPA DU KOSMOS